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Jdosté et Luse s'inclinèrent:
-Roi Algorab.
L'homme aux cheveux longs sourit et posa sur Noré un regard amusé :
-Comme on se retrouve. Je me suis un peu inquiété lorsque ma chimère est revenue, mais je vois que tu étais bel et bien en sûreté.
-C'est bien vous qui m'avez emmené hors de la ville.
-Tu le connais ?
Elle allait répondre à Luse, quand Algol s'avança :
-Que voulez-vous ?
Jdosté répondit :
-Nous voulons vous la confier. Il y a eu des problèmes au campement. Nous pensons qu'elle sera plus en sûreté avec vous. Ça ne devrait pas poser trop de problème, vu que vous semblez vous connaître.
Algorab demanda :
-Combien de temps ?
Jdosté dit avec hésitation :
-Je l'ignore, pour tout vous dire.
Le roi sourit :
-D'accord.
Algol se rebella :
-Grand frère !
Il jeta un coup d'œil au trois intrus avant de continuer dans sa langue :
-Iv we n'ivoev yc beiki ?
(et si c'était un piège ?)
Algorab rit en ébouriffant les cheveux d'Algol qui fit une grimace :
-Ef loyv loexi nacleocni mocw fo tei.
(il faut faire confiance dans la vie.)
Algol répondit l'air grognon :
-Vo kicveffiwwi vi bixmxo.
(ta gentillesse te perdra.)
-No, hi c'ic oe hodoew mayvi.
(ça, je n'en ai jamais douté.)
Le roi rit de nouveau, puis s'adressa aux deux hommes :
-Nous la protégerons le temps qu'il faudra.
-Nous vous remercions.
Cependant, Noré avait une question qui lui tenait à cœur :
-Vous avez attaqué la ville des hommes Deres, n'est-ce pas ?
Algorab acquiesça :
-Oui, ils avaient capturé Algol.
-Je sais. Vous n'auriez pas croisé des Saldrian ou des Rhosay ? On m'a dit qu'ils tentaient de récupérer leur femmes à chaque fois.
-Si. En fait, ils sont arrivés un peu après nous.
-Pourquoi tu t'intéresses aux Saldrian et aux Rhosay ?
Elle ignora Luse :
-Vous les avez attaqué ?
Algorab eut un sursaut :
-Les attaquer ? Non, pourquoi aurions-nous fait cela ? Nous sommes des amis de longue date. Nous en avons profité pour nous diviser. Ils ont attaqué le campement et nous la ville.
-Mais, ils ne vous ont pas demandé de chercher les femmes ?
-Bien sûr que si et de chercher une jeune fille aux cheveux court, châtains clair, les yeux vert doré, un bracelet d'argent au poignet. Bref, toi, en quelque sorte.
Algol ricana :
-Ils ont bien fait de prévenir. Tu ne ressembles pas à une Saldrian ni à une Rhosay.
Algorab posa une main sur l'épaule de son frère pour lui intimer le silence .
-Je n'ai pas fais attention quand je t'ai vu dans cette cave. Ce n'est qu'après que j'ai réalisé.
-Et tu m'as fais sortir de la ville. Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais avec les Saldrian ? Je serais restée près de la ville.
-En plein milieu d'une bataille, bien sûr, on avait que ça en tête.
-Algol.
S'adressant, de nouveau, à Noré :
-C'est vrai que cela aurait simplifié les choses. Cependant, je les ai prévenu. Ma chimère étant avec toi, je ne me suis pas trop inquiété. Quand elle est revenue, on a décidé de faire quelques recherches.
-On ?
-Oui. Une Saldrian et un pirate ont tenu à m'accompagner.
Noré sauta de joie :
-Soria et Titian !
-Oui, c'est ça.
Jdosté tapa dans ses mains :
-Bon, tout cela est très intéressant, mais notre mission est terminée et nous devons rentrer.
-Au revoir, ma demoiselle.
Son cœur se serra :
-Au revoir Luse, Jdosté. Merci pour tout.
Jdosté la prit par les épaules pour l'obliger à le regarder :
-N'oublie pas ce que t'as dit le capitaine. Reste ici autant que tu peux.
Elle en profita pour retenter sa chance :
-Dis-moi ce qu'il se passe avec ce foutu bracelet.
Il sourit :
-Non, je ne te dirais rien. Les chevaliers divulguant cette information sont condamnés à mort.
-Les chevaliers sont au courant ?
-Certains et aucun ne te répondra.
-Et qu'est-ce qui te dis qu'ici je serais plus en sûreté qu'ailleurs avec ça ?
Elle montra le bracelet.
-Ici, tu es cachée. J'ignore ce qui te mène en Terres Sanglantes, mais ne vas pas chercher les ennuis en voyageant si tu peux l'éviter.
-Pourquoi ?
La réponse de Jdosté l'effraya plus qu'elle ne l'aurait voulu :
-Parce que ce bracelet n'a rien d'un porte-bonheur.
Il lui déposa un baiser sur le front :
-Au revoir et bonne chance.
Elle répondit d'une voix mal assurée :
-Oui, bien sûr.
Il sourit et se redressa :
-En route, Luse.
Le jeune homme hocha la tête et ils prirent le chemin du retour. Luse se retourna une dernière fois et lui fit un salut de la main. Noré le lui rendit.
-Par ici, jeune fille.
Noré rejoignit, intimidée, le roi et Algol. Le sol descendait en pente douce, mais l'adolescente ne pouvait rien distinguer de ce qui se trouvait devant elle, tant il faisait noir. Alors, elle vit Algorab plonger la main dans un petit sac attaché à sa ceinture. Il la ressortit le poing fermé, l'ouvrit et souffla sur sa paume. De la poussière s'envola. Elle resta perplexe. Le roi sourit :
-Ils se sont endormis.
Les grains de poussière se mirent à briller petit à petit. De couleur blanche ou bleue. Puis, ils se mirent à tourbillonner dans l'air. Finalement, leur lumière devint si forte qu'elle éclaira le passage.
Noré les observa émerveillée :
-Qu'est ce que c'est ?
-Des fantômes.
Algorab et Algol se mirent en marche et les points lumineux les suivirent. La jeune fille courut pour les rejoindre, ne pouvant détacher ses yeux des fantômes. La descente sembla durer des heures. Le tunnel était humide, les murs suintaient d'eau. Il resta de la même dimension tout du long. Finalement, une lumière bleue et blanche sembla venir d'en face d'eux. Lorsqu'ils s'en approchèrent, elle comprit que c'était la fin du passage qui s'ouvrait sur un espace plat et immense. Noré resta bouche bée en y entrant.
Le sol était entièrement recouvert d'herbes grises. Éparpillées un peu partout, des petites maisons de pierre. Noré pouvait les voir facilement grâce aux arbres sans feuilles qui étaient entièrement recouverts de fantômes. Leur lumière suffisait pour distinguer clairement tout ce qui se trouvait à près de trois mètres des arbres dispersés, le reste se cachant dans une douce pénombre. Se promenant sereinement, des personnes vêtues de noir, la peau d'une pâleur mortelle, les yeux rouges et les cheveux blancs. Sur sa gauche, des pierres disposées en un vaste arc de cercle, dont la hauteur lui arrivait aux genoux, retenaient de l'eau qui s'écoulait d'une paroi. Noré leva la tête, loin au-dessus un plafond de roche noire. Elle s'avança vers l'un des arbres et y approcha la main. Les fantômes s'écartèrent découvrant un tronc aussi gris que l'herbe, étonnamment lisse. L'adolescente retira sa main et sourit d'émerveillement. Algorab la regarda faire avec amusement :
-Algol, va chercher ses amis.
-Moi ? Pourquoi...
Le regard de son frère le fit renoncer à poursuivre. Il s'éloigna en râlant. Elle continua d'admirer les alentours.
-Pourquoi vivez-vous sous terre ?
-La lumière extérieur nous tue.
-Ah oui, c'est une bonne raison.
Un cri lui parvint :
-Noré !
Elle eut à peine le temps de se retourner que Soria l'étouffait déjà de son étreinte :
-Oh, Noré, on a eu tellement peur.
Titian la suivait de quelques pas. Il se gratta la tête :
-Quand elle dit « on » tu te doutes bien que c'est juste elle. Tu sais bien que moi je m'en fous.
Noré l'étreignit malgré sa grimace :
-Cette fois, je croyais bien ne plus vous retrouver.
Titian ponctua d'un « youhou » sans joie. Soria rit :
-Tu pourrais au moins avouer qu'elle t'a manqué.
-Pour que je me retape un câlin, non merci.
Algorab demanda à son frère qui se tenait en retrait :
-Donne une chambre à Noré.
Algol ne chercha pas à lutter et fit demi-tour. Noré suivit accompagné de Soria et Titian. Ils laissèrent Algol prendre de l'avance. Tout montrait qu'il n'avait guère envie de marcher avec eux. L'adolescente se pencha vers la Saldrian:
-Dis, tu connais leur langue ?
-Oui. Nos peuples sont très liés. Alors, c'est devenu naturel.
-Tu pourrais me l'apprendre.
-Oh, elle est simple, tu sais. Leur alphabet n'a pas le même ordre que le notre c'est tout.
-Le même ordre ?
-Par exemple Vemepyre se dit Tidebuxi et Noré se traduirait par Caxi.
L'adolescente resta songeuse, puis tenta quelques traductions. Ce fut plutôt difficile. Elle renonça quand les lettres commencèrent à se mélanger dans sa tête. Ils arrivèrent à l'opposé de la caverne. Face à Noré, un palais gigantesque était sculpté à même la pierre. La jeune fille resta sur place un moment à le fixer. Des sculptures immenses jaillissaient de la façade. Les détails étaient devenus invisibles à cause de l'érosion. Soria suivant son regard, lui expliqua :
-Ce sont les premiers membres de la famille royale Vemepyre.
Des trouées rectangulaires étaient dispersées, dont certaines laissaient passer une lueur orangée. Des escaliers courant tout le long de la façade menaient à une entrée sans porte. Algol monta quelques marches et des gardes le saluèrent. Voyant que Noré s'attardait à contempler le palais, il leva les yeux au ciel et l'appela. Elle le rejoignit en quelques pas. Contrairement à l'extérieur, l'intérieur du palais était entièrement orange jaune. Les couleurs vives étaient adoucis par la faible luminosité présente, malgré les fantômes qui virevoltaient paisiblement partout. Algol leur fit traverser des salles immenses et variées. Ils montèrent un escalier. Noré s'émerveillait de tout ce qu'elle pouvait voir. Finalement, ils pénétrèrent dans un petit couloir et Algol ouvrit une porte sur la droite :
-Voilà, ta chambre.
Sur quoi, il partit sans se retourner. Soria montra une porte plus loin :
-C'est la notre.
Noré sourit en disant d'une voix pleine de sous-entendu :
-La votre ? Encore une cohabitation difficile.
Titian lui colla une baffe à l'arrière du crâne. Elle évita le coup et se réfugia dans sa chambre en riant. La jeune fille en fit le tour du regard. Une table de pierre, une chaise, des creux dans le mur devait servir à ranger les affaires et une sorte de baignoire en pierre rempli de drap et d'oreillers. Noré se jeta sur le côté en entendant un mouvement derrière elle, craignant que ce ne fut Titian qui revenait à la charge. Ce fut Soria qui entra. Elle désigna l'étrange baignoire du menton :
-C'est le lit. Ça n'a pas l'air comme ça, mais c'est très confortable.
Noré jeta un coup d'œil méfiant dans le couloir :
-Où es Titian ?
-Il vient de partir.
La Saldrian alla s'asseoir sur le bord du lit :
-Alors, raconte-moi ce qui c'est passé après l'attaque des hommes Deres.
Noré le fit de façon succincte, parlant principalement de Luse. Elle ne l'avait connu que quelques heures et, pourtant, s'y était grandement attachée. Une fois l'histoire terminée, elle demanda à Soria de ressortir. Elle voulait en voir un peu plus de cette caverne. La Saldrian en profita pour lui expliquer comment retrouver son chemin dans le palais. Elles s'amusèrent à explorer un peu, courant d'un couloir à l'autre, tentant d'ouvrir les portes. Les deux amies croisèrent plusieurs gardes qui leur lancèrent des regards désapprobateurs de leurs yeux rouges. Elles se résolurent à aller dehors avant d'être chassés. Sous la voûte de pierre noire, à la lueur des fantômes, elles errèrent entre les arbres en parlant. Soria raconta que Vemepyre était le nom de la caverne où ils se trouvaient, et que le peuple du roi Algorab était si ancien que même eux avait oublié leur nom. Ils étaient devenu le peuple Vemepyre, bien que eux se nomment enfant du Vemepyre.
Les deux filles retrouvèrent Titian. Il leur tournait le dos, absorbé par la contemplation de l'eau de la fontaine qu'elle avait vu en arrivant. Il ne les entendit pas approcher. D'un geste brusque, Soria le poussa à l'eau en riant. Le pirate se releva dégoulinant d'eau et hurlant de rage. Elle prit la fuite alors que le garçon sortait de la fontaine d'un bond pour la poursuivre. Noré s'écarta de leur chemin, riant avec son amie. Alors qu'ils s'éloignaient, zigzaguant entre les maisons, elle se demanda ce qui avait bien pu attirer l'attention de Titian. Elle s'approcha et se pencha sur la fontaine.
Noré resta figée un temps, ne sachant que penser. Le pendentif que lui avait donné Xilanos était là. Elle ferma les yeux se disant que son esprit lui jouait un tour, que c'était un reflet. Au fond d'elle, elle l'espérait, car, si en ouvrant les yeux, le pendentif était toujours là, alors Titian lui avait menti et il n'avait pas l'excuse des pirates cette fois. Lentement, l'adolescente releva les paupières. Il était resté au même endroit, bien distinct, bien réel. D'un geste ralentit, elle plongea la main et la referma dessus. Le contact de la pierre contre sa paume rendit une chose indiscutable. Non seulement Titian n'avait pas perdu la pierre, mais il l'avait utilisé. La jeune fille se redressa et regarda le garçon qui avait réussi à attraper Soria. En la portant sous un bras, il s'avançait vers la fontaine avec sans doute l'intention de l'y noyer. Mais lorsqu'il arriva à la hauteur de Noré, il aperçut la pierre qu'elle tenait en main.
Il se figea sur place et relâcha Soria. La jeune femme se releva et regarda alternativement le pirate et la jeune fille sans comprendre ce qu'il se passait. Le pirate la fixa sans rien dire, puis il lui tourna le dos et s'éloigna. Elle le regarda s'éloigner. L'adolescente aurait pu demander pourquoi il avait menti, mais elle n'avait pas vraiment envie de connaître la réponse. Comme lorsqu'elle avait songé à sa trahison, Noré se dit qu'il devait avoir des raisons valables qu'il ne lui dirait probablement pas. Alors, elle remit le collier autour de son cou, sans rien dire.
-Qu'est ce qu'il se passe ?
Noré regarda Soria et tenta de lui sourire :
-Rien, tout va bien.
La Saldrian fronça les sourcils, regarda Titian qui s'éloignait, puis demanda soudain :
-Ça te dérange si je te laisse seule ?
-Non, c'est bon.
-A tout à l'heure.
Soria courut pour rattraper Titian. Elle lui dit quelque chose et le pirate protesta si fort que, même avec la distance, Noré l'entendit sans saisir ce qu'il disait. Elle se souvint de cette discussion à la fête des Saldrian. La jeune fille n'avait pas réussi à savoir ce que le pirate avait murmuré à Soria ce soir-là. Elle se doutait qu'il en serait de même pour ce qui venait de ce passer. Lorsqu'ils furent loin, elle se relança dans l'exploration. L'adolescente vit des enfants jouer avec une balle. Soria lui avait expliqué que leurs caractéristiques physiques venaient du fait qu'incapable de supporter la lumière du soleil, ils vivaient sous terre depuis des siècles. Sans pouvoir s'en empêcher, ses pensées dérivèrent vers Titian. Le collier n'exauçait que les vœux en rapport avec les Auriens ou les Alianis. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, alors. Peu importe ce pour quoi il avait utilisé la pierre, cela ne pouvait lui nuire. Les peuples du Nord étaient des amis. Xilanos ou Hëdjik ne permettraient pas qu'il lui soit fait le moindre mal par leur biais. Il n'y avait rien à craindre. Ainsi réconfortée, elle marcha d'un pas plus assuré.
Noré continua son chemin et découvrit une cabane plus grande que les autres. Elle en poussa doucement la porte et jeta un œil à l'intérieur. Des centaines de chimères étaient installées là. Toutes différentes. Certaines avaient deux têtes, une de chèvre, une de lion, d'autres avaient des ailes, d'autres encore une tête de lion, un corps de chèvre et un serpent à la place de la queue. Toutes les combinaisons possibles étaient présentes. Créatures assez grandes pour servir de monture à des hommes. Une violente odeur de fauve lui vint aux narines. On n'entendait que le souffle chaud des animaux. Sifflement de serpents et grognements de lion. La jeune fille referma la porte, un peu effrayée. C'est alors qu'une main se posa sur son épaule. Elle se retourna et se trouva face au roi Algorab :
-Tu devrais prendre quelques fantômes pour mieux voir.
-Je ne sais pas comment les attraper.
Algorab lui tendit la main :
-Viens, je vais te montrer quelque chose qui va te plaire.
Elle mit sa main dans la sienne et se laissa entraîner. Il la fit revenir au palais, lui fit traverser d'autres salles, puis la fit entrer dans une pièce circulaire. Tout le long du mur, étaient alignées des centaines de bougies. Sur toute la hauteur également, ce qui lui permit de voir qu'il ne semblait pas y avoir de plafond. Algorab se plaça au centre:
-Si tu dois rester ici un moment, il te faut un nom de Vemepyre. C'est notre tradition. Ici nous portons tous le nom d'une étoile ou d'une constellation. Tes amis ont déjà choisi.
Elle écouta attentivement tout en observant le roi qui versait quelques gouttes d'un étrange liquide sur quelques bougies.
-Viens au centre.
La jeune fille obéit. Soudain, les flammes des bougies s'unirent dans un cercle de feu impressionnant et s'éleva vers le haut par le biais des autres bougies. Elle avait sursauté en retenant un cri, maintenant la jeune fille observait ébahie. Une lumière blanche scintilla du sommet et se rapprocha à une vitesse folle. Elle ferma les yeux, effrayée, protégeant son visage de ses bras. Comme rien ne se produisait, l'adolescente les rouvrit pour s'apercevoir que toutes les bougies étaient éteintes. Elle se tenait au milieu des étoiles. Celles-ci se tenaient immobile tout autour d'elle. Noré fut tenté d'essayer de les saisir. Le roi dit :
-Voilà. Maintenant, ferme les yeux et pointes en une au hasard.
Noré s'exécuta. Après qu'elle ai désigné l'étoile, l'adolescente entendit le Vemepyre lui dire :
-Ton nom sera Men.